«Le bonheur consiste à s'apercevoir que tout est un grand rêve étrange»
-Jack Kerouac

Cordon nombrilicale

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Le coeur d'une mère est l'école de l'enfant. 
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Équation

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Elle est douce et savoureuse
La Vie, quand on arrête le Temps.

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Il va me falloir creuser les tiroirs cachés de mon passé
Pour déchiffrer l'énigme de mon angoisse
Car je ne veux pas vivre à ses dépends, surmenée par elle.
...

C'est mon mystère à moi
Et je suis convaincue que si je m'attarde à le décrypter,
Je vais soulager mon existence
De son poids
Et je vais commencer, enfin,
À vivre Vrai.
...

Sonia...sagesse...
C'est ma quête...
Ce nom est celui que porte ma mission.
Méditations, interprétations de rêves, arts;
Mes voies seront spirituelles, oniriques et artistiques.

Il faut que j'y arrive,
Et j'y arriverai si ma démarche est sincère,
Guidée par la Volonté et l'Imagination.

Je dois y arriver, puisque ma fonction est Transmission.
Je suis prof. pour Partager.
Et si tout ce qui m'habite est
Peurs. Limites. Obstacles. Précipices. Angoisses.
Voilà ce que je transmettrai.
Ce serait un échec. Douloureux.

Toutefois, si j'arrive à Sagesse, Serennité, Amour et Paix,
Alors j'en transmettrai les bienfaits
Et ainsi, aurai révolutionné un peu le monde, Durablement.
À échelle Humaine.
...

...
Étrange, comme il semble que ma voie
En soit une si solitaire.
Sans guide, sinon guidée par l'Amour. Mon Amour.
Ça non plus, ce n'est pas pour rien;
Je veux être guide. Ma lumière sera la Sagesse.
Ce type de guide qui suit côte-à-côte, qui croit en la force d'Émancipation.
Un guide qui pose les bonnes questions, plutôt qu'il n'y répond.
...

Il faut pour cela avoir réussi seule ma grande Épreuve.
Et NON.
Je me refuse maintenant à croire que cela est la Quête de Toute une Vie.
Car je ne vivrai pas longtemps, et surtout, vivrai mal
si je mets toute une vie à résoudre
Mon Équation.
...

Comprendre pour Agir.
Car comprendre n'est pas une fin en soi;
L'Action qui s'ensuit est ma part d'Éternité;
Mon bagage utilisable,
Mes traces pour le monde à suivre...

S'il est vrai qu'il reste moins de temps en avant, qu'il y en a eut en arrière
L'Urgence et le Sérieux sont de mises.

Non.
Je n'aurai pas d'enfants dans un tel contexte mental.
Je vais arrêter cette chaîne de noeuds qui me composent
Et se transmettent depuis des générations.
Qui agissent sur moi comme une gangraine métaphysique.

Et seulement après, lorsque j'aurai vaincu mon Karma,
Aurai-je peut-être quelque chose de Bon,
D'Important...
A laisser
De mon Passage.

Oxygène

Quand donc ais-je commencé à angoisser ?
Mon obsession, soeur de ma peur vitale, de manquer d'air ?
De mourrir, étouffée, le souffle coupé ?

Depuis quand me suis-je mise à douter du plus ancien mécanisme ?
À quel moment ais-je commencé cette aliénation énergitique ?
Et ... pour quels motifs ?


Réponse

Maman a dit oui.
Et j'ai retenu. Déprogrammation. Reprogrammation.

L'Angoisse

Si je pouvais rencontrer un médecin
Ma question serait :
"On peut tu en guérir?"

Est-ce possible de combattre ce fléaut, cette merde qui prend possession à son gré de mon corps, de mon esprit ?
J'veux dire... Une maladie, ça t'atteint à un seul endroit. Mais l'angoisse, elle...
C'est le TOUT. C'est le GÉANT.
C'est le coeur qui bat tout croche, la respiration qui suit un autre air, le cerveau qui brûle de l'intérieur, les jambes qui lâchent, le vertige qui s'installe.
Elles sont où toutes mes capacités, mon intelligence, mon savoir acquis ?
Pourquoi tous mes boucliers n'arrivent-ils pas à faire obstacle à cette armée de peur ?

Guérir.

Combattre. Battre conjointement.
Pas facile pour le compagnon de route...
On n'avait pas prévu une telle faiblesse.


Est-ce que ça se guérit ?
Car si oui, je vais me battre par tous les moyens,
Je vais éradiquer cette tâche obscure et intruse de mon âme.

Mais si on n'en guérit pas,
Alors je suis foutue.

Unhivernance

Mon âme
Tel une forêt
Dans un cube de glace
Cest de la folie,
La Vie.
C'est de la fureur
À la vitesse de la lumière
Oui c'est vrai, c'est aussi
Des météorites, comme des obus

Tourner dans l'axe de l'orbite
Acquérir de l'énergie
Transmutter en vérités
Cheminer sur les ondes de la voie
Lactée de spores, de sueurs
de bactéries, foetus de colonies

A tourner si vite
on peut être propulsé
Éjecté, plongé dans la matière
Noire, forces obscures, mers inconnues
Mort, frontière, anti-réalité, anti-thèse
de l'existence
Lotus en explosion, Fleur de Création

Tout cela est un ailleurs
Puissamment présent, Existenciellement vivant

Il faut se rappeler de regarder
Le ciel, se prolonger dans le Néant

Les directions n'ont plus de sens
Les sens n'ont plus de direction

C'est la béatitude, en mouvement
C'est le Grand Paradoxe,
L'Absolue absurdité,
La Divine Incohérence

vomis dominical

Un matin où le soleil perce,
violemment la fenêtre
Un coup de rayon droit au
Coeur, coeur de pierre
Noyau de pomme au creux de l'arbre, au creux des
Mains, mains tenant le
Silence, des six lances,
du Grand Roi, Roi des Aulnes
Des baumes matinales.
Un matin bien tranquille
Il avait omis de mettre
son veston et son macaron
Il était

Triste

Debout
Dans un jardin de chaises
Une dame pleure.

Nhommade

C'est l'histoire d'un homme,
d'une femme peut-être,
qui porte sa vie sur son dos
protubérance de l'expérience
et de l'existence confrontée
Ille parcourt les nuages,
ille les sait tous différents.

C'est l'histoire d'un homme,
d'une femme peut-être,
pour qui maison rime avec vision,
pour qui confort signifie suivre son destin
Ille navigue les mers
Ainsi porté par le flot
Ille sait qu'ille avance.
Ille traverse les villes,
Ille les devine toutes semblables.

Lorsqu'une baie l'invite
Au creux d'une colline
Ille dépose son sac,
ouvre son ventre
en sort des parcelles
de son coeur, étend son corps
et tout autour de lui,
disperse son Esprit.
Ille s'installe, ille savoure.
Ille sent. À grandes gorgées.
Ille goûte. À grandes bouffés.

À la télécervelle, l'image
d'une bicoque qui serait à lui
s'impose. Indifférent, quoique sensible
ille la regarde. En fait le tour,
en dessine les contours tout autrement.
Puis, comme un enfant ennuyé de jouer dans le sable,
ille reprend sa forme d'escargot et part,
le coeur plein, l'imaginaire soulagé.

En route,
Son regard s'accroche
Ille dévale les montagnes,
Les fesses dans le ruisseau,
Ille sait qu'ille avance.
Ille entend toutes ces choses
qui ne sont pas de lui,
ille apprend qui ille est, ille avance.

Citations

  • «Une montagne, pour moi, est comme un Buddha. Pense à leur patience. Il y a des centaines de milliers d'années qu'elles sont là, parfaitement silencieuses, comme si elles priaient pour tous les êtres vivants, dans le silence, attendant que nous mettions un terme à notre agitation et à nos stupidités.» - Les clochards célestes, Jack Kerouac
  • «Les universités [ne sont] pas autre chose que des écoles de dressage pour les représentants de la classe moyenne, dépourvus de personnalité, comme ceux qui peuplent les rangées de bungalows cossus, alignés, aux abords de la cité universitaire, avec pelouse, télévision et living-room où tout le monde regarde en même temps le même spectacle et pense la même chose, tandis que les Japhy du monde entier rôdent dans le désert pour entendre les voix qui crient dans le désert, connaître l'extase étoilée de la nuit, découvrir le mystérieux secret originel de notre civilisation sans visage, sans beauté et sans scrupules.» - Les clochards célestes, Jack Kerouac